A la queu leu leu

A la queu leu leu
Nouvelle expression d'aujourd'hui : A la queue-leu-leu

Cette expression remonte à quelques années déjà. Qui n'a pas dansé une fois la cheville, en avançant les deux pieds en même temps, avec 40 autres personnes, tous en rythme, en chantant « ♪A, A, A la queue-leu-leu ! ♪» (moins fort la musique siouplait !). Et oui, c'est malheureux, mais tout le monde l'a fait. Perso, je le fait quand je vais skier, à 4 ou 5, sur les pistes noires, c'est une bonne partie de rigolade, j'vous assure... Toujours est-il que nous sommes ignorants... Qui a bien pu inventer cette chanson si p...pop... populaire, et surtout, d'où vient cet air qui reste dans la tête ? (Pour illustrer ce propos, pendant que j'écris ce texte, je l'entends en continu dans ma tête... ça va devenir un brin lassant d'ailleurs) C'est ce que nous allons voir pas plus tard que maintenant.
«♪ A la queue-leu-leu ♪» (baissez moi ces baffles bon sang...) vient en fait d'une troupe de pêcheurs, revenus de la pêche (normal quoi) avec quelques prises. Albert, surnommé Al' par ses compagnons, revient lui juste avec un seul poisson. Voyant cela, ses amis rigolèrent un brin de lui, en disant « Al' a que le lieu », car son poisson était un lieu noir. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. En effet, Al', devant fêter son anniversaire prochainement, il avait commencé à préparer la fête, mais ne savait pas quand il la ferait, il n'avait pensé qu'à la salle de fête qu'il louerait pour l'occasion. Ses amis pêcheurs disaient d'ailleurs à juste titre à ce moment là « Al' a que le lieu ». De plus, Albert venait de sortir d'une affaire au tribunal (un dégazage de 500km de long fait soi-disant avec sa barque à rame), qui s'est d'ailleurs terminée en non-lieu. Ses amis pêcheurs disant à juste titre sur cet événement « Al' a un non-lieu ».
Le soir de la fête d'anniversaire de Al', ses amis racontèrent ces épisodes en chantant en ch½urs et en rythme «♪ Ah ! Ah ! Al' a que le lieu, Ah ! Ah ! Al' a un non-lieu...♪ » (c'est pas agréable cette musique soudaine...).

Avec les déformations que l'on connait, « Al' a que le lieu » est devenu d'abords « A la qui mieux-mieux », puis « Où qu'elle est Miou-Miou ? », puis « La chat fait Miaou-Miaou », et, passant par « Mr Gérard repeint le portail de sa maison », devient l'expression que l'on connait, à savoir « ♪ AH ! AH ! A LA QUEUE-LEU-LEU ! ♪ » (Pas si fort la musique !).

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# Posté le mercredi 03 février 2010 12:53

Avoir la dalle

Avoir la dalle
Tonton Barti de retour, et décortique aujourd'hui l'expression "Avoir la dalle"


Voila l'exemple type d'une expression à la française, que tout le monde utilise sans jamais se poser la bonne question. « Mais d'où est-ce que ça vient Tonton Barti...??? » me demande-t-on a longueur de journée. Je leur répond « Du calme, jeunes impatients, voici l'explication ». Et dans un élan de gentillesse, de sagesse, de délicatesse, et pas mal d'autres mos en « esse « (sauf « caresse », faut pas abuser non plus...), je leur explique d'où viens cette expression, populaire s'il en est une.

L'expression « Avoir la dalle » est née il y a quelques années de cela sur un chantier de construction de BTP (traduisez Bâtiments et Travaux Publics), et depuis est relayée par des dizaines et des dizaines de bétonneurs, avant d'arriver dans la bouche du commun des mortels (car tout le monde le sait, le monde est partagé en 2 catégories : les bétonneurs, le commun des mortels, et ceux qui savent pas compter). Son explication est on ne peut plus enfantine : le béton met entre 2h et 4h pour prendre convenablement (enfin, assez pour ne plus « plonger » dans le massif (de béton)). Pour info, le béton ne sèche pas, il « prend » (oui, j'aime donner de petites indications utiles et délicates dans mes exposés, comme ça, l'air de rien...). Etant donné qu'un bétonneur commence à bosser le matin vers 8h (dans le froid et la neige, comme chacun sait), le béton aura prit entre 10h et midi. Et que dit donc le bétonneur quand sa dalle de béton a pris, hum... ??? « J'ai la dalle », sous entendu « de béton »... et comme c'est à ce moment là la pause de 10h ou le casse-dalle de midi (voyez, « casse-dalle », encore issus de nos amis les Bobs (les bricoleurs)), le fait de dire cette phrase veut également dire que l'homme du travail à faim.

Et nous, pauvre communs des mortels, nous reprenons cette expression aux bétonneurs dont on doit tout sans jamais rien leur donner en échange... nous sommes ingrats quand on y pense quand même...

# Posté le jeudi 28 janvier 2010 11:40

Modifié le mercredi 03 février 2010 12:50

Con comme un balai

Con comme un balai
L'expression d'aujourd'hui, décortiqués par Tonton Barti : Con comme un balai



Mais d'où peut bien venir cette expression magnifique que je n'utilise plus depuis 1733, « Con comme un balai » ? Tout simplement d'une expression populaire encore plus vieille, qui permettait de définir une personne juste conne, dans la moyenne de la connerie sur l'échelle prédéfinie par les ancêtres Van Damme... un con pas trop con mais pas encore juste bête... Beaucoup disaient donc de ce genre de personne « T'es juste un Con « commun »... bah, allez... ! », sous entendu « C'est pas grave, tu vas juste t'en prendre plein ta mouille toute ta vie, tu t'en sortiras... ».

Et bien entendu, étant donné que le péquenot est incapable de faire suivre une expression correctement à travers les âges, « Con commun... bah, allez... ! » est devenu simplement « Con comme un balai »... C'est ça qui est bien avec la langue française, finalement, ça se recoupe un brin cet histoire de con et cette histoire de bas laid...
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# Posté le jeudi 28 janvier 2010 11:37

Prendre son pied

Prendre son pied
Après un week end éprouvant, Tonton Barti est de retour avec l'expression:

Prendre son pied

Cette expression à diverses origines qui ont été avancés par les etymologiologues. Elle est utilisée lorsqu'une ou plusieurs personnes font un acte agréable à l'½il et au corps, où ils s'épanouissent de bonheur (cui-cui les p'tits oiseaux et les p'tits anges), et particulièrement lors de l'acte visant à féconder une femelle humaine afin de procréer une progéniture pour la joie des parents et des parrains-marraines. A ce titre, une des origines possible de l'expression « Prendre son pied » serait rapport à une position possible pour rendre l'acte plus intéressant, ou juste moins pratique. Rien n'est moins faux, mais ce n'est point juste non plus (Ha ha ! Tu y as cru, jeune imprudent !).
En effet, cette expression vient en fait du domaine de la musique, et plus particulièrement de cet instrument à 6 cordes que joue les jeunes le soir sur la plage, avec les autres jeunes qui chantent à tue-tête, je veux bien sur parler du djembé de la guitare. Et oui, je vous annonce ça comme ça, mais c'est pourtant la vraie vérité vraie. Personnellement, et c'est valable pour tous les joueurs de cet instrument qui aiment ça, quand je prends ma guitare, je prends toujours mon pied... de guitare (ben oui, pour la poser...).

Et voila comme une expression banale est sortie de son contexte pour lui faire dire n'importe quoi, mais Tonton Barti est là pour rétablir les vérités perdues, et pour déjouer les pièges de cette mondialisation qui fait passer les pieds de guitare pour des fornications.



N'hésitez pas à me laisser en commentaire qu'elles sont les expressions que vous voudriez que Tonton Barti explique pour vous !
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# Posté le lundi 18 janvier 2010 11:41

Faire la Manche

Faire la Manche
Tonton Barti, le retour.



Aujourd'hui, dans "Les expressions décortiquées par Tonton Barti", nou retrouvons l'expression "Faire la Manche"


L'expression « Faire la manche » ( et non pas « faire le manche », qui est tout à fait différent...) est usité depuis maintenant plusieurs dizaines d'années pour définir l'action de mendier auprès des passants une petite pièce ou deux, voire un billet ou deux, voir un billet de loto ou un billet de loto gagnant, voir une maison, ce qui, avouons-le, est plus rare.

Mais connaissez vous vraiment l'origine de cette expression ? Je suis sur que non, et c'est pour cela que je vais vous éclairer sur ce point. En fait, cette expression vient du domaine médical. Et oui. Une opération à bonhomme ouvert qui a mal tourné (non, pas de bière, merci). Un truc tout bête, vraiment. D'ailleurs, en y pensant je me dis : Z'ont vraiment pas été malins les gars. Le patient venait pour une opération cruciale, dont son avenir dépendait, donc sa vie, un truc au niveau de l'entre-jambe, mais l'histoire reste obscure sur le sujet. Toujours est-il que l'opération se passait bien, et les chirurgiens semblaient contents du résultat. C'était sans compter ce qui allait se passer. Rien que d'y penser, ça me fait rire. Pas fut-fut, vraiment... Bref. L'opération se déroule, et même se termine. Les infirmiers viennent pour prendre le lit et commence à remorquer le pauvre patient vers sa chambre, encore endormi (le patient, pas sa chambre...). Et là, un des infirmiers découvre avec stupeur que l'entre-jambe du patient est encore ouvert, et pisse le sang. Problème : le lit est emporté par son propre poids et son énergie cinétique (les puristes apprécieront ici cette note de mécanique cocasse et élégante), impossible d'arrêter le char du patient avant qu'il ne touche les portes du bloc et ne les ouvre par la force de dynamique qui s'en suivra (Héhéééé... je sens que je plais aux matheux là... (sans jeu de mot sur le lit...)).

[[[Attention, la suite de cette scène est à la fois tragique, suspensielle (avec du suspense), horrible, et relativement horripilante... éloignez vous de l'écran, ça peut gicler un peu.]]] Ne pouvant rien faire, et désemparé, l'infirmier en chef appelle les chirurgiens à l'aide, dont un s'élance tel au faucon [[[Conseil : visualisez la scène au ralenti, le suspense en sera d'autant plus insoutenable]]] vers le lit emporté par son propre poids, en prenant au passage sur une table le fil et l'aiguille (le chirurgien, pas le lit), et plonge vers le lit du patient, pendant que son collègue, trop loin du lit pour tenter quoique ce soit lui crie, dans un ultime effort : « Ferme... la... hanche !...!...!...! » (Les « ... » permettent de se mettre dans l'ambiance du ralenti de la scène). Mais c'est hélas trop tard. Le temps que les infirmiers et les chirurgiens n'est pu faire grand-chose (ils étaient au ralenti quand même, ça aide pas...), [[[il est conseillé maintenant de visualiser ce qui suit à vitesse normale... ne me remerciez pas, c'est normal]]] le lit du patient atteint les portes du bloc, qui s'ouvrent sous la poussée, et le patient meurt instantanément d'une maladie nosocomiale (car le nosocomiole est un virus très actif...).

Et oui, l'expression « Faire la manche » vient en fait d'une inversion de lettres, et viens donc de cette épisode fameux (ou facheux), ou le pauvre chirurgien impuissant lança l'ultime phrase de ce moment cocasse s'il en est, « Ferme la hanche ». Mais quel est donc le rapport entre cet épisode et le fait qu'un monsieur qui « fait la manche » réclame de l'argent aux passants (qui, soit dit en passant, ne lui ont rien fait à ce pauvre homme)... ??? C'est rapport à la suite de cette opération, où les chirurgiens et infirmiers emmenèrent le corps dans la benne à ordure de l'hôpital, et racontèrent une histoire fumeuse de combustion spontanée à la famille de la... victime. Comme dans toute histoire de débarrassage de corps qui se respecte, un des bras de pauvre homme dépassait de la benne, la main avec la paume vers le haut, et plusieurs passants, par réflexe, jetèrent quelques piécettes par terre en passant devant la benne.

Il n'en fallu pas plus pour démocratiser cette expression.


Non, il n'y a aucun rapport avec la natation en milieu marin dans cette expression.
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# Posté le jeudi 14 janvier 2010 11:45